Petit éloge de l'excès

Vendredi 26 juin 2009 20:40 - Bouquins

Il y a une dizaine de jours, j'allais être en avance à un rendez-vous, une vieille habitude dont je tends à me défaire, je décide donc d'un rapide tour dans ma librairie habituelle. Vite fait bien fait, me voilà à la caisse, bonjour, voici voilà, ça fera 36 euros, oh vous pourriez ajouter celui-ci, bien sûr c'est donc 38 euros, et hop, payés, merci, au revoir. Les petits livres pas chers étalés à côté de la caisse, c'est bien trop tentant. Cette fois je craque donc pour « Petit éloge de l'excès » de Caryl Férey, une dizaine de courts textes.

J'aurais du avoir la puce à l'oreille il y a quelques mois, en lisant l'épisode du Poulpe du même auteur (D'amour et dope fraîche), ce n'est pas tous les livres qui citent Vaneigem...

Pour revenir au petit éloge de l'excès, il commence fort, clair et net, et continue de bien bonne manière, jusqu'à un "comment j'ai rencontré Raoul Vaneigem" (dont le titre exact ne me revient pas, et n'étant pas chez moi je n'ai pas le bouquin sous la main pour vérifier) que je trouve, forcément, tout bonnement excellent.

Mais là je me dis que le point fort a été atteint, et c'est donc une magistrale surprise qui arrive deux ou trois textes plus loin, où c'est Jacques Brel qui parle, en fait la retranscription d'une émission (radio ou télé, je dirais radio), pas si curieuse coïncidence la même émission que celle figurant dans le dernier spectacle de (l'indispensable) Tristan-Edern Vaquette, grande interview du grand Jacques, avec entre autres ce moment : « La difficulté pour aller de Vilvorde à Hong Kong, c'est pas d'aller de Bruxelles à Hong Kong, c'est d'aller de Vilvorde à Bruxelles. »