La sortie du nucléaire coûterait trop cher

Vendredi 22 juin 2007 20:27 - Divers

Dépêche du jour. En quatre ans l'urgence climatique est devenue « plus apparente » (qui l'annonçait déjà alors ?) et du coup, la loi prévoyant la sortie du nucléaire serait à revoir.

C'est la fantastique « Commission Energie 2030 » qui annonce cela, commission dont la partialité pro-nucléaire est évidente à la lecture des biographies des membres (le président de la commission ? il a été manager r&d du département nucléaire de Tractebel Engineering, il est président du Belgian Nuclear higher Education Network; le vice-président de la commission ? ingénieur nucléaire, etc.).

Enfin bon, joyeux rapport, ça coûterait trop cher de faire sans, mais c'est en oubliant que les réacteurs nucléaires mis en activité, ils l'ont été pour un certain nombre d'années, et que ces années, elles s'écoulent. Alors sûr on peut prolonger, c'est pas comme si c'était du matériel sensible, ah ah, mais viendra quand même bien un moment où viendra la nécessité d'en remplacer et là, coût d'un nouveau réacteur ? Ah ah 2.0, on achètera un EPR à EDF, ça nous fera des manifs.

Par ailleurs, « la Fédération des entreprises de Belgique plaide pour le maintien à plus long terme de l'option nucléaire en Belgique, pour autant que le plus haut niveau de sécurité soit garanti et qu'une solution adéquate soit trouvée pour la gestion des déchets radioactifs. » Et je n'imagine pas qu'ils prennent leur condition comme impossible, une solution pour la gestion des déchets ? Ah ah 3.0, le projet ITER arrangera tout.

Dans un billet maintenant disparu (?), David Leloup interviewe Annie Thébaud-Mony, sociologue, directrice de recherches à l'Institut français de la santé et de la recherche médicale (INSERM) qui cite l'étude « Risk of cancer after low doses of ionising radiation: retrospective cohort study in 15 countries » et comment celle-ci (largement financée par l'industrie nucléaire) a exclus quantité de travailleurs initialement prévus pour l'enquête (genre les sous-traitants, ceux ayant travaillés moins qu'un an, les irradiés internes et ceux qui n'ont pas portés de dosimètre, etc.).

À part ça les travailleurs de Doel (l'autre centrale nucléaire de Belgique) font tourner une pétition où ils s'inquiètent de leur emploi.

Dernière modification: vendredi 22 juin 2007 20:37