Marche Lille Bruxelles

Lundi 2 avril 2007 12:20 - Divers

Ça commence par une manifestation à Lille, comme dans d'autres villes françaises, le 17 mars. Mais s'il n'y avait eu que la manifestation, probablement serais-je allé à Rennes...

La manifestation, ça se passe sans histoires, trajet peut-être un peu trop long, j'ai remonté le cortège une fois, quand même agréablement surpris de sa longueur.

Fin de la manif Stop EPR à Lille

17 mars 2007, Lille

Mais après la manif, il y avait marche de Lille à Bruxelles, « cyclo-marche » en fait, les vélos se mêlant aux marcheuses et marcheurs. L'idée c'était de porter genre 600 000 signatures d'une pétition demandant la sortie du nucléaire jusqu'à la Commission Européenne. Société du spectacle, artifice médiatique, ces signatures, on ne les portait pas, elles attendaient à Bruxelles. Tant pis pour le symbole.

Fin de la manif Stop EPR à Lille

17 mars 2007, Lille

La sortie du nucléaire, ce n'était pas ma motivation pour participer à cette marche, j'étais plutôt intéressé par l'expérience même de la marche, de la création d'un groupe, de son évolution, de la manière dont il fonctionnerait.

Peut-être est-ce de là que vient mon goût de trop peu. Il doit y avoir cent mille raisons, même la météo, quand il pleut et qu'on est tous enfermé dans une capuche, que la journée se termine et que la seule motivation est de se sécher, de se réchauffer. Le temps on le prend pour soi, pas pour le groupe.

On se donne l'impression de faire les choses calmement, à notre rythme, une semaine à pieds, c'est bien plus peinard que de prendre le train pour les déposer, ces signatures. Mais ce n'est qu'une impression, le premier soir il faudrait déjà désigner un responsable pour ceci, une responsable pour cela, alors que le groupe n'existe même pas. Précipitation.

Cyclo-marche Lille - Bruxelles

22 mars 2007, quelque part pas loin de Bruxelles

Et sur la route, à combien d'occasions la marche s'incline-t-elle à des « impératifs » médiatiques, se prête docilement aux photographies de groupe, attend sur la route une équipe de TV, arrête une pause pour simuler un départ pour une caméra, etc.

Un groupe ne se crée pas en quelques jours, alors les décisions restent du ressort d'organisateurs, l'expérience d'auto-gestion se limite à la découpe des oignons, l'occasion quotidienne de discussion est réduite à un « cercle d'écoute » où il est formellement interdit de se répondre, ce qui a du sens par moment, mais empêche ici le débat sur l'organisation.

Tout ça et c'est le 23 mars qu'on arrive à Bruxelles, il y a encore une mascarade médiatique devant la commission, mais je me suis éclipsé pour un tour chez moi, douche et habits neufs. Je reviens quand c'est terminé, je perçois les échos. La marche est finie, à Bruxelles; j'aime beaucoup cette ville.

Dernière modification: lundi 2 avril 2007 13:18