Travail

Dimanche 31 juillet 2005 22:05 - Divers

Dans une histoire terminée, je me lamentais, « tu travailles trop », et me marrais ensuite en réalisant l'ironie de voir porter ce commentaire par ma voie, commentaire qui par celle-ci avait une portée totalement nulle.

Dans de grands débats, sujets de société, usines en lutte, usines fermées, sidérurgie wallonne, quelle crédibilité pouvais-je avoir dans une critique du travail ?

Travailler moins, voire ne plus travailler, la théorie, je la connais depuis longtemps. L'internationale situationniste et, encore trente ans plus tard, Raoul Vaneigem écrivant « le travail est ce que l'homme a trouvé de mieux pour ne rien faire de sa vie ». Même époque, je pense, pour le « manifeste contre le travail » du groupe Krisis. Avant, « La fin du travail » de Jeremy Rifkin (je ne l'ai pas lu); récemment « Danger Travail » de Pierre Carles (je ne l'ai pas vu). Critiques radicales du travail.

Dans la pratique, ce n'est pas net, passion, métier et boulot se trouvent mélangés, forme qui entraîne de longues journées, semaines, etc.

Dès lors interrogations. Est-il possible de s'investir dans un projet sans y consacrer tout son temps ? Diminuer le temps consacré pour qu'il n'en reste que les 35 heures légales est-il un désengagement ?

Oui, non. Je pense.