Ubuntu et Debian

Mardi 21 septembre 2004 11:24 - Debian

La première partie était à vif, quelques jours ont passé, que reste-t-il d'Ubuntu ? Un système qui fonctionne toujours, bien heureusement, mais aussi un calendrier qui explique la relation qui devrait s'établir entre Ubuntu et Debian; Ubuntu and Debian. En gros, il s'agit de prendre sid, de passer quelques semaines dessus, de sortir une version, de maintenir cette version. Et six mois plus tard, nouvel arrimage à sid pour une nouvelle version; l'ancienne continuant bien entendu à disposer de corrections...

C'est intéressant parce que le modèle assure qu'on ne va pas voir Ubuntu s'éloigner de plus en plus, gagner des fonctionnalités qui n'arriveront jamais dans Debian, perdre les nouveautés apparaîssant dans Debian, etc. Ce point concerne tout le monde mais un autre point intéressant est que le branchement est effectué à partir d'unstable et non de testing.

Ça veut dire beaucoup de choses; par exemple qu'il n'est pas plus difficile d'atteindre une version stable à partir d'unstable qu'à partir de testing. Et qu'avec unstable on a en plus les logiciels les plus récents. Testing est une réussite pour l'utilisateur dans la mesure où elle permet un système Debian à jour sans les aléas d'unstable. Mais j'ai quelque doutes sur l'objectif qui était de permettre rapidement et à tout moment de sortir une version stable de Debian.

Pour la sortie de woody, j'ai oublié toutes les excuses que j'ai pu avancé, il devait y avoir un « pas la faute de Debian, il fallait intégrer la section non-us dans la section principale, ça a pris du temps et beaucoup de papiers ». Pour sarge, l'excuse officielle, c'est le debian-installer, « il n'était pas prêt, c'est lui qui a tout retardé... »

Je me souviens... c'était mieux avant... je n'en suis pas sûr mais j'ai l'impression que testing permet surtout aux mainteneurs (non, pas tous) de continuer à s'en foutre dans unstable alors qu'avant, paf, un jour unstable était fermé, c'était frozen et les mainteneurs étaient bien obligés de se préoccuper de la sortie d'une nouvelle Debian vu qu'ils ne pouvaient plus rien faire d'autre, la release team prenait les rennes. Ça fait aussi partie des détails oubliés, est-ce que ça se passait vraiment comme ça ? Je n'ai plus que quelques traces, genre:

iptraf (1.3.0-5) frozen unstable; urgency=low

  * Fixed a typo in postrm (Bug#30559)

 -- Frederic Peters <fpeters@debian.org>  Sun, 13 Dec 1998 18:45:31 +0100

Mais c'est bien peu...

Et est-ce qu'il faut voir dans Debian une preuve qu'en situation de crise (une release) les grands idéaux du groupe ne sont plus pertinents ?